23.02.2007
Economies d'énergies, ou pas (Camillou)
Ca y est je me souviens pourquoi je voulais écrire cette note (alors je mets la fin au début mais en couleur, pour que ce soit clair à tous, même ceux qui ont lu la suite) : cette semaine, les écoles de Padoue étaient fermées de mercredi à samedi, dans le cadre de la semaine de l'écologie, afin de "limiter les déplacements matinaux, limiter le trafic urbain et ainsi réduire le taux de pollution". Utile selon vous ?
Est-ce à cause des sommets sur le sujet qui se succèdent, tous aussi alarmants les uns que les autres, ou mes cours de gestion de l'énergie (menés par un prof super, qui réussit à me faire comprendre comment marche ma chaudière, tout en nous donnant la recette des gnocchis et en nous conseillant Shinning en VO, tout ça dans la même leçon sur les brûleurs) qui m'intéressent, mais toujours est-il que j'ai trouvé un autre sujet sur lequel critiquer mes Italiens : les économies d'énergie !
Oui, je sais, je ne suis pas une référence en la matière, tuant allègrement la planète au gré de mes voyages -mais ça c'est mon futur métier de touriste qui m'y oblige- et pas toujours très amie avec la nature. Mais je fais des petits gestes (inutiles ? le débat est ailleurs ...) pour me racheter une conscience (et faire des économies, je suis radine aussi hein). Ce qui n'est pas le cas de tout le monde, alors que les énergies coûtent plutôt cher ici.
Exemple : les portes de notre hall d'entrée d'immeuble sont toujours ouvertes, même en plein Janvier et de nuit. Tout comme nos fenêtres que nous ouvrons quand il fait trop chaud parce qu'on "ne peut pas régler le chauffage, c'est en commun". Euh et à quoi servent les valves alors ? Bon, et on ne fait pas le tri sélectif, les poubelles sont trop loin.
Bon au moins mes camarades de promo, émus comme moi par les discours de notre prof, sont au courant du problème. Pas vraiment en fait : il faut repasser derrière eux si on ne veut pas laisser toutes les lumières allumées et ils envisagent tous d'arrêter de prendre le train pour prendre la voiture. Pas forcément en covoiturage. Bref, des gens pires que moi.
Padoue est une des villes les plus polluées d'Italie. Ce matin, on a surpassé le nombre de jours au-dessus des normes de pollution. Petit rappel : chaque ville a le droit à 35 jours dans l'année. On est le 22 février, on a atteint les 35 jours règlementaires. Ca va être dur de tenir le reste de l'année ...
Et moi j'vous l'dis, c'est pas gagné !
21:45 Publié dans Double Diplôme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.02.2007
C'est pas moi j'vous jure ! (Camillou)
Je n'ai meme pas eu le temps de vous raconter mes nouvelles habitudes contestataires que paf! le gouvernement italien est déjà déchu. Non, je ne vais pas vous imposer un article politique, je n'en serais pas capable. Je suis meme bien contente de ne pas etre en France et d'éviter les matraquages sur les présidentielles. Mais là un petit récapitulatif des faits s'imposent.
A Vicenza se trouve une base militaire américaine. Le premier ministre italien a donné son accord à un projet de construction qui vise à doubler cette base et à y rajouter un aéroport. Les habitants ne sont pas contents, mais alors pas du tout. Déjà, un aéroport c'est souvent mal perçu. Quand il ne permet meme pas de vols civils, ça motive encore moins. Mais quand il ne sera meme pas utilisé par les militaires de votre propre pays, on comprend qu'il y ait peu d'arguments positifs. Ils organisent donc une marche dans la ville.
"Ca sera hyperviolent, n'y allez pas, ça dégénèrera" affirment tous les médias la veille de la manifestation. C'est étrange, parce qu'une première manif' a déjà eu lieu en Décembre, sans incidents. Après tout, de nombreuses familles défilent, et c'est une marche pacifiste. Curieuse, motivée par le soleil qui n'a meme pas attendu mon anniversaire pour arriver cette année (rah la la y a plus de saisons) et ayant quelqu'un à rejoindre sur place, je décide donc d'aller y faire un tour.
Première surprise : le parc que je traverse tous les jours pour aller en cours, d'ordinaire vide et brumeux, s'est transformé en aire de pique-nique géante (en photo la rue principale quelques heures avant la manif'). Deuxième surprise : la diversité des combats. Non à la base bien sur, retrait des troupes en Irak, mais aussi non au TGV de Bolzano, libérons les présumés nouveaux membres des brigades rouges, embrassons-nous gratuitement, etc. Et puis ceux qui n'ont rien à demander, comme moi.
De ma première expérience de contestataire je retiendrai surtout : le nombre impressionnant de factions communistes différentes, la pauvreté des slogans italiens (pourtant pour les rimes c'est pas très difficile hein), le bruit incessant des hélicoptères au-dessus de la ville, le joli drapeau PACE et la tartiflette que j'ai dégustée le soir.
Episode 2 : hier soir, autour des pates "4 fromages moins 1" très bien cuisinées par mon colloc (si quelqu'un conclut de cette article que je suis plus gourmande que concernée par la politique, ben c'est pas faux). La nouvelle tombe par SMS : "Le gouvernement est tombé". On allume le JT (enfin le TG) où ça parle des candidats du Loft Story national. Bon on éteint. Quelues heures plus tard, google actus confirme pourtant : le 1er ministre Italien, Roman Prodi, a remis sa démission. Silence de mort dans mon salon. Mes collocs m'expliquent qu'il y aura des nouvelles élections. Pour un changement de premier ministre m'étonnais-je ? Oui, et non. C'est au président de choisir : il peut refuser la démission du 1er ministre (c'est déjà arrivé à Prodi il y a quelques années), en nommer un nouveau du meme partie politique, ou organiser de nouvelles élections (la fameuse dissolution si chère à notre président). Alors à voir, en tout cas moi j'ai ma procuration pour les élections françaises et vu les efforts et le temps que ça m'a réclamé de l'obtenir, envers et contre tous les rouages de l'administration pontoise, j'espère bien qu'elle va me servir à quelque chose.
Bises à tous, et Pace bien sur,
14:15 Publié dans Double Diplôme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.02.2007
Carnavale de Venise (Camillou)
Vous avez dû en entendre parler, c'est une petite fête qu'ils se font régulièrement à cette saison, ils en profitent pour mettre les masques qu'ils ont fabriqués toute l'année. Puisqu'une image vaut mieux que mille mots et que j'avais des amis-touristes-photographes à disposition, je vous mets un petit album plein de jolies photos. (Comme souvent, d'autres sont disponibles sur le blog de Guillaume).
Je remercie Audrey, d'avoir fait le voyage depuis Barcelone, et Ln, qui a pris sur son temps de révisions (on croise tous les doigts pour toi la Miss). Et Guillaume aussi, qui se met à l'italien (enfin c'est pas gagné mais il y a de la bonne volonté, si si). Grâce à eux j'ai pu : tenter (et réussir hé hé) ma première béchamel -merci Papa pour ta recette de gratin c'était très bon-, faire une soirée fajitas -photos dans l'album de Vicenza-, jouer aux cartes, étrenner le canapé-lit du salon (avis aux amateurs), visiter Vicenza. Très bon week-end donc, et beaucoup de visites prévues aussi en fin de semaine alors ce soir boulot boulot. C'est pourquoi cet article est si court,
Bises à tous,
19:20 Publié dans Tourisme | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
05.02.2007
Touriste à Trieste (Camillou)
Ouais, enfin un week-end de tourisme à vous raconter, comme au bon vieux temps de Sarreguemines ! Samedi matin, prenage de train vers le Nord, en longeant la côte Adriatique (euh enfin je crois que c'est elle :-S). Rendez-vous à midi avec Laure, dont le blog est le nouveau lien à gauche dans la page d'accueil. Je l'avais rencontrée à Sienne et je crois qu'elle ne m'en voudra pas si je dis qu'on ne se connaissait pas si bien que ça. Ben devinez quoi ? Elle est a-do-rable ! (et au moins aussi bavarde que moi, c'est pour dire).
Elle revenait de son cours de violon, on s'est rentrées pour déjeuner (voilà, je vous ai déjà parlé des trois principales occupations de Laure : manger, discuter et faire de la musique ;-). Ensuite, nous sommes allées au Castel del Miramare, qui porte bien son nom parce que c'est effectivement un château qui regarde la mer. Trieste est une ville de personnes âgées, moyenne de 75 ans environ dans le bus, mais nous fûmes bien contentes de trouver une petite grand-mère pour nous indiquer les ballades à faire dans le parc du château. (Petite précision : quand on voit qu'ils conduisent les bus comme des 4x4 on se rappelle où Costanza a appris à conduire ...). C'était très joli, on sent que les habitants du lieu ont bien étudié le coin parce qu'ils ont pris ce qu'il y a de mieux, avec de grands jardins, un petit port privé, on ne se refuse rien. Ca m'a fait du bien d'être à la mer, de voir les mouettes, ça change de la lagune et des pigeons de Venise (c'est à ce moment-là que regarder l'album photo peut aider à comprendre ce que je raconte). En tout cas, les balades en bord de mer je suis définitivement fan.
En revenant, petite ballade dans la ville, juste assez pour se rafraîchir les joues et prendre ça pour prétexte pour avaler un très bon chocolat chaud. Le soir, leçon de cuisine pour moi puisque j'ai appris à faire la pâte vite faite bien faite de la maman de Laure et que j'ai mangé de la quiche aux poireaux. Si si messieurs dames, même que j'en ai repris avec plaisir ! (mais bon quand je réutiliserai la recette de la pâte chez moi je m'accorderai peut-être le droit de mettre autre chose comme garniture, au moins la première fois). Soirée entre Erasmus et musiciens, à chercher coquille Saint-Jacques dans un dictionnaire Italien-Espagnol, à goûter du vin sucré à la fraise, un grand classique mais toujours sympathique.
Le lendemain, après une nuit serrées pour se tenir chaud, voilà le soleil ! Nous partons donc vers le centre ville où sur la grand place est organisé le Carnaval des enfants. Entourées de fées, de confettis, d'ours et de léopards, nous pouvons admirer l'architecture austro-impéro-trappue des principaux bâtiments de la ville. Inspirées par tous ses enfants nous retombons nous aussi vers nos cinq ans, à grand renfort de sieste et de chocolat chaud (oui, je sais, déjà 2 mais quand on aime, on ne compte pas). Balade dans le port, côté plaisancier plutôt qu'industriel, montée avortée du phare. On a même trouvé un jardin public ! (les espaces verts sont très très rares dans les villes italiennes). Et puis le bord de mer, bien sûr.
Merci beaucoup à Laure pour ces deux jours, j'espère que tu auras le temps de passer à Padoue que je te rende la pareille, et bisous à tous
22:10 Publié dans Tourisme | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
02.02.2007
Univ' (Camillou)
Je n'ai pas à me plaindre de la fac de Vicenza, loin de là. Mis à part les inscriptions aux exams qui sont différentes pour chaque exam' et qui me posent un peu problème (le remède : io soui érasmus, non capito, rien, help) c'est dans l'ensemble très bien organisé. Alors je vais vous annoncer une bonne et une mauvaise nouvelle :
- après m'être laurée, j'ai été proclamée : ça consiste en une petite cérémonie de 10 minutes, dans l'Aula Magna ou "Grande Salle de classe", qui est la réplique exacte de notre amphi habituel mais avec des sièges molletonnés. Là, arrivent les profs en costume officiel : la couleur de l'ingénierie étant le noir, ils portent une toge noire, une sorte de poncho-boléro noir aussi et un bavoir en dentelle blanc. C'est pas super classe, mais c'est assez drôle. Ensuite ils disent merci à nos parents de nous avoir soutenus (c'est bizarre comme mes camarades avaient l'air persuadé que papa et maman auraient dû faire 2800 km aller-retour pour venir entendre un gars déguisé parler 10 minutes en Italien et me prendre en photo bien habillée (pas de bol, ils m'avaient dit "petite cérémonie", j'étais habillée comme d'habitude, ni talons ni cravate, je démarquais un peu)). Ensuite ils nous appellent un par un et nous remettent un parchemin entouré d'un ruban rouge en prononçant une phrase super longue et pleine de mots de 4 syllabes. C'est assez émouvant quand même.
- sinon j'ai en théorie 18h de cours par semaine. Ayant choisi de suivre un cours supplémentaire, j'en ai 26 en fait. Cette semaine la grippe (non non t'inquiète Clément, pas aviaire) sévit en Italie et donc laisse quelques professeurs, plus faibles ou plus vieux que les autres, au lit. 1ère heure lundi : pas cours. 1ère heure mardi : pas cours. 1ere heure mercredi (je vous les fais tous ? allez, je suis partie) : pas cours. 1ère heure jeudi : euh j'étais au lit parce que fatiguée mais quand je suis arrivée : y avait pas eu cours. Et là ce matin ? Aaaarrrggg encore un prof absent, j'en ai marre, j'en ai marre, j'en ai marre. Je connais la salle info par coeur, j'ai jamais été aussi à jour dans mes devoirs. Et puis ils vont me les faire récupérer quand ces 10 heures perdues ? Non parce que c'est pas tout ça mais moi j'ai invité des gens après et je vais pas le faire visiter que l'amphi N1 ... En sortant de cours ce soir, on court pour avoir le train (je termine ma semaine par 4h de cours d'énerg' à suivre avec un prof psychopathe, j'ai bien le droit de courrir pour avancer mon week-end) et à la gare : 15, 25, 35, 40 minutes de retard. Grr ! Au final j'ai passé près de 10h à Vicenza pour, tout compilé, à peine plus de 3h de cours ... :-(
Alors voilà, ça faisait longtemps que j'avais pas râlé, mais bisous à tous quand même,
Camille.
20:50 Publié dans Double Diplôme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


